Auteurs

Palas Benjamin (Pharmacie, CHI Créteil, France) | Jaskowiec Caroline (Pharmacie, CHI Créteil, France) | Doillet Hélène* (Pharmacie, CHI Créteil, France) | Poullain Stéphanie (Pharmacie, CHI Créteil, France)

Présenté par: Doillet Hélène




  • Introduction

Le Contrat d'Amélioration de la Qualité et de l'Efficience des Soins comporte un volet de maîtrise des coûts au sein des établissements de santé et également des prescriptions hospitalières exécutées en ville (PHEV). La CPAM d’Ile de France nous a présenté en décembre 2016 les chiffres des montants remboursés sur les facteurs de croissance granulocytaires (GCSF). Pour notre établissement, ces montants sont importants par rapport à la moyenne des établissements de même catégorie. Un plan d’actions a donc été mis en place pour sensibiliser les prescripteurs et optimiser les prescriptions.

  • Objectif

Nous allons montrer l’intérêt de la mise en place d’un plan d’actions pour la maîtrise des PHEV.

  • Matériel et méthode

Nous avons réalisé un audit des prescriptions intra-hospitalières de pegfilgrastim pour analyser les profils de patients susceptibles d’avoir eu une prescription de pegfilgrastim en ville et les protocoles de chimiothérapie associés. Après analyse des résultats et discussion avec les médecins, nous avons élaboré un plan d’actions.

  • Résultats et discussion

Les données de la CPAM ont été présentées aux prescripteurs par l'interne en pharmacie au cours de RCP d’oncologie, avec des rappels des règles de bonnes pratiques concernant les prescriptions de GCSF (facteurs de risques, protocoles à risque). Les prescriptions sont rédigées à partir de modèles informatiques. Ces supports de prescriptions ont été retravaillés en collaboration avec le responsable d’unité d’oncologie. Nous avons rédigé un guide de prescription des GCSF permettant aussi de guider les internes en pharmacie dans la validation pharmaceutique.

Un biosimilaire du pegfilgrastim a été référencé en 2019. Les données de consommation intra-hospitalière du pegfilgrastim et le montant des PHEV de cette molécule seront analysées. Une présentation annuelle des données des PHEV sera effectuée auprès des prescripteurs concernés.

La consommation intra-hospitalière de pegfilgrastim a diminué entre 2017 et 2019 (35 en 2017 contre 18 en 2018 et 4 sur le premier semestre 2019), malgré une augmentation d’activité en oncologie. Le montant des PHEV pour le pegfilgrastim était de 1 138 000 euros en 2016, 978 000 euros en 2017 (-14,1%) et 631 000 euros en 2018 (-35,5%). Cette molécule était la troisième prescrite en montant remboursé de notre établissement avant le plan d’actions, elle est maintenant en septième position.

  • Conclusion

La diminution importante et rapide des montants remboursés pour cette molécule a été soulignée par le pharmacien conseil et le médecin conseil de la CPAM lors de la dernière rencontre. L’ensemble du plan d’actions a été réalisé en collaboration avec les médecins prescripteurs ce qui a permis une forte adhésion de leur part.



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