Auteurs

Coussirou Julie* (Avignon) | Vasquez Léa (Avignon) | Simonin Claire (Avignon) | Kimbidima Reine (Avignon) | Chanet Brigitte (Avignon) | Pluja-jean Nadine (Avignon) | De Crozals Françoise (Avignon)

Présenté par: Coussirou Julie




Introduction : Afin d’améliorer l’accompagnement proposé aux patients traités par thérapie orale anticancéreuse à l’Institut Sainte-Catherine, l’Unité Fonctionnelle de sénologie-gynécologie souhaite mettre en place une unité dédiée à la prise en charge de ces patients, de l’initiation du traitement jusqu’au suivi hors les murs. La création d’une telle unité impose au préalable un recueil des attentes des patients et des professionnels de santé quant à l’amélioration du circuit déjà existant dans l’établissement.

Objectif : Analyser les attentes des patients et des professionnels de santé sur l’accompagnement des patients traités par anticancéreux oraux et les avis sur la prise en charge actuelle, qui impactent le pharmacien hospitalier.

Matériels et méthodes : Deux questionnaires anonymes : patient et professionnel de santé, ont été élaborés par le service de recherche clinique en collaboration avec un médecin et un pharmacien de l’Institut. Des patients traités par thérapie orale (capécitabine, palbociclib) depuis au moins 1 mois ont été sollicités, après leur accord, pour compléter le questionnaire patient avec un personnel de la recherche clinique. Tous les pharmaciens, une cadre préparatrice et les principaux sénologues de l’établissement ont complété le questionnaire professionnel de santé.

Résultats : Au total, 30 patientes, 10 médecins et 7 pharmaciens ont complété leur questionnaire. Plus de 45% des patientes déclarent ne pas se souvenir au domicile de toutes les informations énoncées à l’initiation du traitement. Aussi, 65% des patientes considèrent nécessaire de posséder un support d’information papier. Parmi les patientes interrogées, plus de la moitié ont sollicité des professionnels de santé de l’Institut en dehors des consultations (27% pour posologie, 27% pour interactions, 33% pour effets secondaires). 100% des patientes désirent connaitre le mécanisme d’action de la thérapie orale et plus de 60% souhaitent avoir un calendrier pour l’aide à la prise, un numéro d’appel en cas de besoin et une information sur les principaux effets indésirables et leur gestion. L’ensemble des professionnels de santé soulignent l’intérêt de la consultation pharmaceutique pour aborder le bon usage, les interactions médicamenteuses avec le traitement personnel, faire le lien avec la ville et évaluer l’observance. La moitié des professionnels déclarent avoir des difficultés avec le lien ville-hôpital et plus de 85% pensent que la création d’une unité dédiée pourrait améliorer le suivi de l’observance et de la gestion des effets indésirables.

Conclusion : Cet état des lieux du ressenti patient et professionnels de santé quant aux moyens déjà déployés pour l’accompagnement des patients nous permet de faire évoluer le parcours de soins en nous adaptant aux attentes. Le pharmacien a toute sa place dans ce parcours et son implication est attendue par les patients et les médecins sur son champ de compétence qui est le médicament.



E-Poster