Auteurs

Vallet Emilie* (Pharmacie, AP-HP.Sorbonne Université GH Pitié-Salpêtrière, Paris, France) | Fay Clothilde (Pharmacie, AP-HP.Sorbonne Université GH Pitié-Salpêtrière, Paris, France) | Hassani Lamia* (Pharmacie, AP-HP.Sorbonne Université GH Pitié-Salpêtrière, Paris, France) | El Kouari Fadwa (Pharmacie, AP-HP.Sorbonne Université GH Pitié-Salpêtrière, Paris, France) | Voytenko Serge (Pharmacie, AP-HP.Sorbonne Université GH Pitié-Salpêtrière, Paris, France) | Tilleul Patrick (Pharmacie, AP-HP.Sorbonne Université GH Pitié-Salpêtrière, Paris, France) | Bellanger Agnès (Pharmacie, AP-HP.Sorbonne Université GH Pitié-Salpêtrière, Paris, France)

Présenté par: Vallet EmilieHassani Lamia




  • Introduction

L’un des intérêts de la centralisation des préparations de chimiothérapie est la réduction des coûts par l’utilisation des reliquats, mais leur gestion n’est pas dénuée de risques. En effet, leur présence dans l’isolateur peut induire des erreurs de préparation (utilisation d’un reliquat périmé ou prélèvement d’un autre anticancéreux (AK)). Le but de ce travail est de définir des critères objectifs de sélection des reliquats à conserver en fin de journée afin de réduire leur nombre dans l’isolateur tout en maintenant un bénéfice financier.

  • Matériels et méthodes

Une réflexion collégiale entre pharmaciens de l’unité a permis définir les critères de conservation d’un reliquat en fin de production. Les produits et dosages référencés sont extraits du logiciel CHIMIO® et reportés sur un fichier Excel®.  Le prix unitaire a été renseigné pour chaque flacon. Les reliquats étant stockés dans l’isolateur pendant la journée, le listing a été complété par les données de stabilité à température ambiante issues du RCP et de Stabilis®. Enfin, les AK prescrits uniquement en dose standardisée égale au(x) dosage(s) disponible(s), les produits coûteux (Hors GHS) et non coûteux (GHS) ont été identifiés

  • Résultats

Afin de limiter le risque d’utilisation d’un reliquat périmé, les flacons entamés sont systématiquement éliminés en cas de stabilité à température ambiante inférieure à 24h.  Pour les références à  financements intra GHS, un critère de fréquence de préparation ne justifiant pas sa conservation est appliqué (moins d’une fois par semaine). Enfin, pour une logique de maintien du gain financier, si les AK Hors GHS sont conservés quelle que soit leur fréquence. Selon le fichier obtenu, 75 références (réf) d’anticancéreux sont présentes et susceptibles de générer des reliquats.  5 sont prescrites en dose standardisées et ne génèrent donc pas de reliquats. Parmi les 70 réf restantes, aucune donnée de stabilité à température ambiante n’a été retrouvée pour 16 réf et celle-ci est inférieure à 24h pour 24 autres. Des 30 réf qui restent : 10 sont des produits coûteux et 17 sont des produits non coûteux mais fréquents. Parmi ces 17 produits non coûteux, les reliquats contenant moins de 30% du volume d’origine sont éliminés.

  • Discussion/Conclusion

Sur les 70 références qui généreraient des reliquats, 27 AK maximum répondent à nos critères et justifient une conservation en fin de journée. Les résultats de cette étude nous aura donc permis de réduire de 61% le nombre de reliquats conservés tout en ne réduisant pas de façon significative le gain financier objecté par la centralisation. Elle doit permettre, malgré une production plus élevée de déchets, d’assurer une préparation sécurisée et de qualité tout en offrant une meilleure ergonomie pour le préparateur. Une étude sur l’arrondi de la dose prescrite au(x) dosage(s) disponible(s) pour les AK hors GHS est en cours et réduirait encore ce nombre.



E-Poster