Auteurs

Anfosso Maud* (Pharmacie, Institut Curie Paris) | Cartier François (Pharmacie, Institut Curie Paris) | Pelloquin Anne (Pharmacie, Institut Curie Paris) | Escalup Laurence (Pharmacie, Institut Curie Paris)

Présenté par: Anfosso Maud




Titre : Conciliation médicamenteuse en oncologie : Mise en place et impact

Auteur(s) : ANFOSSO Maud ; CARTIER François ; PELLOQUIN Anne

Introduction : La prescription hospitalière à l’entrée peut être source de nombreuses erreurs médicamenteuses. La conciliation médicamenteuse (CM) permet de réduire ce risque et d’optimiser la prise en charge du patient.

Objectif : Mise en place de la CM, à l’entrée, dans nos services d’oncologie et réalisation d’un bilan de cette activité. Quantification du nombre et détermination du type de divergences interventionnelles (DI) et non interventionnelles (DNI) constatées.

Matériel et méthode : Pendant 7 semaines, la CM a été effectuée quotidiennement dans 3 unités d’oncologie par 3 externes. Une fois l’entretien avec le patient réalisé à l’aide de questionnaires validés, un bilan médicamenteux optimisé (BMO) a été rempli par l’externe après appel des pharmacies, puis vérifié par l’interne lors de la validation de la CM. Toutes les DNI  ont été notifiées par message sur le logiciel de prescription ou directement remontées dans les unités. Le bilan de conciliation a été ensuite intégré dans le dossier du patient.

 

Résultats : Sur 7 semaines, 220 patients ont été hospitalisés en oncologie. 41 (18,6%) ont été conciliés contre 158 (71,8%) non conciliés (externes ou interne absent, patients inconscients, partis avant, non vus…). Le taux de ré-hospitalisation, dans les 3 mois, de patients déjà conciliés s’élevait à 47,7% en raison des cures mensuelles de chimiothérapie.

Sur 536 lignes de traitement analysées, 33 (6,2%) DNI et 312 (58%) DI ont été relevées. Parmi les DNI, 25 (73,5%) représentent un oubli de prescription et 8 (24 ,3%) une erreur de prescription (6 erreurs de posologie, 2 erreurs de moment de prise). 9 (27,2%) d’entre elles impliquaient des traitements préventifs des infections chez les immunodéprimés, 4 (12.1%) des antidiabétiques et 4 (12,1%) des traitements de l’asthme. Elles ont été signalées dans 88% des cas et corrigées dans 53,3%. Les 2 cas où les DNI n’ont pas pu être signalées étaient des patients sortis juste après l’entretien.

Discussion/Conclusion : La CM nécessite de nombreux moyens, tant pour le BMO fait par les externes que pour l’analyse réalisée par l’interne. Il est impossible de concilier tous les entrants, une meilleure sélection des patients doit être envisagée (âge, première cure, durée d’hospitalisation longue…). Cependant, la CM se révèle efficace en améliorant la prise en charge du patient en hospitalisation. Elle permet également le partage d’informations via le dossier informatique du patient avec l’ensemble des soignants. La CM est bien perçue par les personnels médical et soignants qui souhaitent voir cette pratique se poursuivre au sein de leur service.



E-Poster