Auteurs

Malifarge Laura* (Pharmacie, Institut Bergonié, Centre Régional de Lutte Contre le Cancer, Bordeaux) | De Coucy Antoine (Pharmacie, Institut Bergonié, Centre Régional de Lutte Contre le Cancer, Bordeaux) | Deppenweiler Marine (Pharmacie, Institut Bergonié, Centre Régional de Lutte Contre le Cancer, Bordeaux) | Stein Philippe (Pharmacie, Institut Bergonié, Centre Régional de Lutte Contre le Cancer, Bordeaux) | Donamaria Catherine (Pharmacie, Institut Bergonié, Centre Régional de Lutte Contre le Cancer, Bordeaux) | Apretna Edwige (Pharmacie, Institut Bergonié, Centre Régional de Lutte Contre le Cancer, Bordeaux) | Toulza Emilie (Pharmacie, Institut Bergonié, Centre Régional de Lutte Contre le Cancer, Bordeaux) | Lortal Barbara (Pharmacie, Institut Bergonié, Centre Régional de Lutte Contre le Cancer, Bordeaux)

Présenté par: Malifarge Laura




Introduction

Depuis octobre 2018, notre établissement, centre de lutte contre le cancer, a mis en place une Plateforme d’Interface Ville-Etablissement (PIVE) à destination des patients et des professionnels de santé de ville afin de répondre aux diverses sollicitations médicales, administratives, pharmaceutiques... Cette hotline téléphonique est composée d’une équipe infirmières coordonnée par un médecin. Aucun temps pharmaceutique n’avait été jugé nécessaire à sa création.

Le numéro unique de la PIVE est communiqué au patient lors de sa première consultation et transmis aux professionnels de santé via les URPS, les ordonnances de sorties ou les courriers médicaux. Pour toute question pharmaceutique, la PIVE contacte un pharmacien de la Pharmacie à Usage Intérieur (PUI).

L’objectif de ce travail est de mesurer l’impact de la mise en place de la PIVE sur la PUI, en quantifiant et analysant les questions pharmaceutiques traitées.

 

Matériels et Méthodes

Une analyse rétrospective des questions transférées par la PIVE entre octobre 2018 et juillet 2019 a été réalisée, après recueil des données suivantes à partir d’un fichier Excel® : questions, réponses apportées, sources utilisées si nécessaire.

 

Résultats

Sur la période étudiée, 58 questions ont été transférées à la PUI, dont 2/3 sur les 5 derniers mois. La majorité d’entre elles concernait des interactions médicamenteuses (60%) et des problèmes d’approvisionnement en chimiothérapies orales ou médicaments annexes (26%). Les autres questions portaient sur les modalités d’administration (7%), la conservation des médicaments (3%) et les effets indésirables (3%).

Parmi les interactions, 96% concernaient des anticancéreux,  dont 91% per os, 60% des associations avec des plantes ou compléments alimentaires et 40% des associations entre médicaments. Elles ont été déconseillées dans 31% des cas et autorisées sous conditions (décalage de prise, surveillance de survenue d’effet indésirable) dans 26% des cas.

Les problèmes d’approvisionnement ont principalement été résolus par des propositions d’équivalence par la PUI, avec validation de l’oncologue.

Les sources les plus fréquemment utilisées étaient le Vidal®, Thériaque®, l’EMA et les fiches de la SFPO.

Le temps nécessaire pour répondre aux questions pouvaient varier de 5 minutes à plusieurs heures, notamment en cas de recherche d’interactions avec des plantes.

 

Discussion/Conclusion

Le lien entre la PIVE et la PUI permet de répondre de façon adaptée aux questions pharmaceutiques, assurant la sécurité des patients et optimisant le lien ville-hôpital. Les principales préoccupations des patients et professionnels de santé de ville sont les interactions médicamenteuses et l’approvisionnement en médicaments.

La mise en place de la PIVE a généré une nouvelle activité transversale pour la PUI, avec des demandes en constante augmentation. Ces appels survenant à tout moment de la journée, nécessitant une réponse dans un délai restreint, désorganisent les autres activités de la PUI. Ainsi, se pose la question de la mise en place éventuelle d’une astreinte pharmaceutique sur cette activité.



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