Auteurs

Girault Elise* (UPACC Pharmacie - Hôpital Saint-Antoine - APHP Paris) | Schweiter Chaput Arnaud (UPACC Pharmacie - Hôpital Saint-Antoine - APHP Paris) | Henry Alexandra (UPACC Pharmacie - Hôpital Saint-Antoine - APHP Paris) | Joly Anne-christine (UPACC Pharmacie - Hôpital Saint-Antoine - APHP Paris) | Fernandez Christine (UPACC Pharmacie - Hôpital Saint-Antoine - APHP Paris) | Dulery Remy (Hématologie - Hôpital Saint-Antoine, APHP Paris) | Bonnin Agnes (Hématologie - Hôpital Saint-Antoine, APHP Paris) | Baylatry Minh-tam (UPAC&C - Pharmacie - Hôpital Saint-Antoine, APHP Paris)

Présenté par: Girault Elise




Introduction :

Les lymphomes T/NK extraganglionnaires de type nasal en rechute ou réfractaire après une chimiothérapie à base de L-Asparaginase ont un pronostic sombre et leur évolution est souvent agressive et fatale. Le virus d’Epstein Barr (EBV) est presque toujours impliqué dans la pathogénèse des lymphomes T/NK. Les cellules tumorales infectées par l’EBV surexpriment PD-L1 qui inactive les lymphocytes T en se liant à PD-1 présent sur leur surface. Des cas de rémission complète (RC) ont été décrits sous pembrolizumab (anticorps monoclonal anti PD-1) chez des patients asiatiques atteints de LT/NK avec un suivi médian de 6 mois.

Méthodologie:

Il s'agit d'un case-report.

Résultats:

Nous rapportons le cas d’un patient nord-africain né en 1961, atteint d’un lymphome T/NK centro-facial de stade IV avec localisations pulmonaires, diagnostiqué en 2015.

Une chimiothérapie à base de L-Asparaginase (MOGAD) a été initiée en mars 2015. Une intensification par une chimiothérapie de conditionnement (TEAM) suivie d’une autogreffe a été réalisée en juillet, suivie d’une radiothérapie du palais en octobre, permettant l’obtention d’une RC au PET scanner, avec persistance d’une faible positivité de la PCR EBV.

Ce traitement s’est compliqué d’une ostéoradionécrose du palais, des interventions de chirurgie reconstructrices ont donc été réalisées à distance en janvier et mai 2017.

Le patient rechute en juillet 2017 avec une lésion ulcéro-nécrotique du voile du palais de progression rapide, et une PCR EBV à 36 296 UI/ml. Un traitement de 2ème ligne par pembrolizumab (2 mg/kg par voie IV toutes les 3 semaines) est initié en urgence.

Le patient est en RC clinique, radiologique et moléculaire avec une PCR EBV négative en septembre 2017 après la 3ème cure. Le patient reçoit 12 cures suivies d’un traitement d’entretien tous les 3 mois avec contrôle de la PCR EBV et TEP scanner annuel. En juillet 2019, le patient est toujours en RC avec des PCR EBV négatives ou faiblement positives depuis 2 ans et une bonne tolérance du traitement.

Discussion/Conclusion :

Les cas de lymphomes T/NK en RC après pembrolizumab décrits dans la littérature ont un suivi de moins d’un an. Notre patient est en RC depuis 2 ans. Le pembrolizumab semble être efficace dans le traitement des patients atteints de lymphomes T/NK en 1ère rechute ou réfractaire, lymphomes de pronostic grave et pour lesquels la thérapeutique reste très limitée.



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