Auteurs

Abbes Melissa* (Pharmacie , Unité Oncopharmacie, CHU Timone, Marseille, France) | Perez Thomas (Pharmacie , Unité Oncopharmacie, CHU Timone, Marseille, France) | Florestano Victoria (Pharmacie , Unité Oncopharmacie, CHU Timone, Marseille, France) | Di Mascio Thomas (Pharmacie , Unité Oncopharmacie, CHU Timone, Marseille, France) | Du Repaire Théau (Pharmacie , Unité Oncopharmacie, CHU Timone, Marseille, France) | Gauthier-villano Laurence (Pharmacie , Unité Oncopharmacie, CHU Timone, Marseille, France) | Farnault Laure (Hématologie, Thérapie cellulaire, CHU Conception, Marseille, France) | Fanciullino Raphaëlle (Pharmacie, CHU Conception, Marseille, France) | Pourroy Bertrand (Pharmacie , Unité Oncopharmacie, CHU Timone, Marseille, France)

Présenté par: Abbes Melissa




Introduction : L’association daunorubicine/cytarabine (VYXEOS®) est indiquée pour le traitement des patients adultes présentant une leucémie aiguë myéloblastique nouvellement diagnostiquée, secondaire à un traitement (LAM-t) ou une LAM avec anomalies associées aux myélodysplasies (LAM-MRC). Le schéma thérapeutique comprend une première induction à la dose de 44/100 mg/m² à J1, J3, J5 suivie d’une deuxième à une dose similaire à J1 et J3 et enfin une consolidation, qui peut être doublée, à la dose de 29/65 mg/m² à J1 et J3. Le coût théorique de traitement pour un patient (surface corporelle moyenne de 1,7 m2) est de 115 781 euros (2 inductions et 2 consolidations). Cette association est disponible dans l’établissement depuis février 2019. Nous évaluons ici l’efficacité et la tolérance de ce traitement dans notre centre.

Matériel et méthodes : Une étude rétrospective monocentrique a été réalisée. Pendant la période de ce traitement, les effets indésirables, les intercures, et la réponse au traitement ont été répertoriés. Ces données ont été extraites du logiciel Chimio® et du dossier patient informatisé (DPI) Axigate®. L’efficacité a été évaluée par la présence de blastes au myélogramme et la tolérance par un recueil des effets indésirables.

Résultats : Sept patients ont été traités par cette bithérapie : 6 femmes et 1 homme de 37 à 76 ans (âge moyen = 64 ans). Trois patients ont reçu une induction, 1 patient une induction et une consolidation, 2 patients deux inductions et 1 patient deux inductions et une consolidation. Les effets indésirables retrouvés dans cette cohorte ont été majoritairement des affections de la peau avec des toxidermies de grade 1 à 3 (5/7 patients), des affections gastro-intestinales (5/7 patients) à prédominance de nausées de grade 1 à 3, des troubles généraux (7/7 patients) avec notamment de la fièvre. A ce jour, une absence de blaste au myélogramme a été obtenue chez 4 patients sur 7, ces patients ont pu recevoir une allogreffe par la suite. Deux patients sont décédés dans les deux mois suivant la première cure et un patient a dû interrompre le traitement suite à une insuffisance rénale et un œdème aigue pulmonaire.

Conclusion : Le profil de tolérance de cette association en vie réelle est similaire à celui de l’étude pivot CLTR0310-30114. Concernant son efficacité, le taux de rémission est globalement satisfaisant. Ce traitement ayant obtenu une amélioration du service médical rendu de niveau IV, il n’est pas inscrit sur la liste en sus. La valorisation de données en vie réelle comme notre étude pourrait constituer une première piste pour une réévaluation de l’intérêt de ce traitement par les instances.



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