Auteurs

Kandel Marguerite* (Gustave Roussy) | Dalle Stéphane (Hospices Civils de Lyon) | Bardet Aurélie (Gustave Roussy) | Allayous Clara (Dermatology and CIC, Assistance Publique des Hôpitaux de Paris, INSERM U976, University Paris Diderot-Saint-Louis Hospital, Paris, France) | Mortier Laurent (Lille Hospital) | Guillot Bernard (Montpellier Hospital) | Dutriaux Caroline (Bordeaux Saint-André Hospital) | Leccia Marie-thérèse (Grenoble Hospital) | Dalac Sophie (Dijon Hospital) | Montaudié Henri (Nice Hospital) | Saiag Philippe (Assistance Publique des Hôpitaux de Paris, Ambroise Paré Hospital) | Legoupil Delphine (Brest Hospital) | Brunet-possenti Florence (Assistance Publique des Hôpitaux de Paris, Bichat Hospital) | Arnault Jean-philippe (Amiens Hospital) | Dreno Brigitte (Nantes Hospital) | Michiels Stefan (Gustave roussy) | Lebbe Céleste (Dermatology and CIC, Assistance Publique des Hôpitaux de Paris, INSERM U976, University Paris Diderot-Saint-Louis Hospital, Paris, France) | Borget Isabelle (Gustave Roussy)

Présenté par: Kandel Marguerite




 

  • Introduction: Depuis 2011, sept nouveaux médicaments ont été approuvés pour le traitement du mélanome métastatique (MM), augmentant significativement la survie des patients et le coût de prise en charge en 1ère ligne de traitement. Avec 52% des patients atteignant aujourd’hui une deuxième ligne de traitement, la séquence optimale de traitement chez les patients atteints de MM non muté n'est pas encore bien définie. Afin d'informer les décideurs publics sur l’efficience de ces séquences, nous avons réalisé une analyse coût-efficacité comparant les séquences de traitement pour le MM non muté en vie réelle, en France.
  • Matériels et méthodes: Lors de l’évaluation de l’efficience la totalité des traitements disponibles doivent être inclus dans l’analyse, ainsi quatre séquences ont été comparées : Anti-PD1/Ipilimumab, Ipilimumab/Anti-PD1, Ipilimumab + Nivolumab/ Chimiothérapies, Chimiothérapies/Immunothérapies. Les données cliniques (efficacité et utilité) et économiques ont été extraites de la cohorte prospective MelBase, recueillant des données individuelles de 1 435 patients atteints de MM issus de 26 hôpitaux français, du diagnostic jusqu'au décès. Afin de rendre les patients, traités par différentes séquences, comparables il est nécessaire de s’affranchir du biais de confusion et ainsi de pouvoir estimer l’effet traitement, pour cela il a été utilisé la pondération inverse sur le score de propension (IPTW). La survie a été estimée par la méthode de Kaplan-Meier. Les coûts ont été calculés du point de vue de l'assurance maladie sur la base des tarifs français. La survie et les coûts ont été extrapolés en utilisant un modèle multi-états, décrivant l’évolution de la maladie chez les patients sur un horizon temporel de 10 ans.
  • Résultats: Parmi les 1 435 patients, l'efficacité a été évaluée sur les 843 patients non mutés inclus entre 2013 et 2019. En analyse principale les 4 séquences restent sur la frontière d’efficience. Le ratio différentiel coût résultat (RDCR) d’anti-PD1/ Ipilimumab est de 136 255€ par QALY gagné par rapport à la Chimiothérapies à Immunothérapies. Le RDCR d’Ipilimumab/Anti-PD1 est de 115 960€ par QALY gagné par rapport à Anti-PD1/Ipilimumab. Le RDCR d’Ipilimumab + Nivolumab/Chimiothérapies est de 806 340€ par QALY gagné par rapport à l’Ipilimumab/Anti-PD1.
  • Discussion/Conclusion: Pour les patients présentant un MM non muté, à des seuils compris entre 0 et 800 000€ seule la stratégie Chimiothérapie/Immunothérapie a plus de 55% de chance d’être efficiente.


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