Auteurs

Stefanovic Arnaud* (Pharmacie, ICM, Montpellier, France) | Carbasse Clément (Pharmacie, ICM, Montpellier, France) | Jouvet Francois (Pharmacie, ICM, Montpellier, France) | Valy Laure (Pharmacie, ICM, Montpellier, France) | Leenhardt Fanny (Pharmacie, ICM, Montpellier, France) | Perrier Caroline (Pharmacie, ICM, Montpellier, France) | Pinguet Frédéric (Pharmacie, ICM, Montpellier, France)

Présenté par: Stefanovic Arnaud




Introduction :
Depuis 2 ans et dans le cadre des consultations de primo-prescriptions de thérapies orales (TO) réalisées par un binôme pharmacien - infirmier de coordination, un lien ville-hôpital a été mis en place. Au-delà de l’objectif de sécurisation de la prise médicamenteuse à domicile, ce projet a permis d’impliquer les pharmaciens d’officine (PO) dans la réalisation de suivis officinaux en ville.
Matériel et Méthodes :
A l’issue de la consultation pluridisciplinaire de primo-prescription de TO, le PO du patient est contacté afin d’échanger autour de la nouvelle thérapeutique introduite. Suite à cet entretien téléphonique, des documents d’aide à la dispensation sont transmis (fax ou mail sécurisé) à la pharmacie ainsi qu’une fiche de suivi officinal. Ce document permet au PO de réaliser un suivi du patient avec divers items jugés pertinents : observance, tolérance et effets secondaires gradés, nouvelles comédications. La fiche de recueil est renvoyée de l’officine à l’hôpital pour traitement (tableau excel), analyse et actions éventuelles.
Résultats :
Sur les 10 derniers mois, 469 patients ont fait l’objet d’une consultation de primo-prescription. Nous avons reçu 51 retours concernant 37 patients, soit un suivi pour 8% de patients. Les suivis concernent majoritairement les molécules Capécitabine (35% - 11 patients) et Palbociclib (33% - 13 patients).
L’observance était cotée à : 6 (58.82%), 5 (19.61%), 4 (3.92%), 3 (5.88%), et non communiquée (11.77%). Les 5 scores de 4 et 3 concernent le même patient, ce qui montre que les patients ayant un faible score d’observance sont davantage suivis.
Onze retours nous ont permis de prendre connaissance d’une nouvelle thérapie mise en place par le médecin traitant ou par la pharmacie. Une interaction a été détectée, préconisant un arrêt de la médication associée.
Quarante-cinq retours ont mis en évidence des toxicités : 6 ont provoqué l’intervention de l’oncologue référent, 8 retours ont permis aux IDEC d’orienter les patients vers leur médecin traitant, 2 ont été pris en charge par des conseils de l’IDEC, 2 retours ont contribué à la diminution de la posologie de la thérapie orale à la consultation de suivi médical, et 25 ne nécessitaient pas d’intervention de l’équipe de la coordination.
Discussion/Conclusion :
Le pharmacien hospitalier est initiateur de cette démarche dans laquelle le pharmacien de ville joue le rôle de relais indispensable. Le projet a été bien accueilli par les pharmaciens d’officine et prend de l’importance. Cette impulsion démontre la volonté des PO d’être impliqués dans le parcours patient et le suivi. Les premiers résultats de ces suivis seront communiqués aux PO.



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