Auteurs

Risal Aurélie* (Pharmacie Clinique, Gustave Roussy, Villejuif) | Quitte Bérangère (Pharmacie Clinique, Gustave Roussy, Villejuif) | Velasco Gonzalvo Victor (Pharmacie Clinique, Gustave Roussy, Villejuif) | Benhenda Noha (Pharmacie Clinique, Gustave Roussy, Villejuif) | Rieutord André (Pharmacie Clinique, Gustave Roussy, Villejuif) | Netzer Florence (Pharmacie Clinique, Gustave Roussy, Villejuif)

Présenté par: Risal Aurélie




  • Introduction : La prise en charge des  patients atteints de cancer est multidisciplinaire et se caractérise par l’utilisation de médicaments à faible marge thérapeutique ainsi que par sa chronicité et la multiplicité des séjours hospitaliers.Plusieurs études réalisées dans la population générale, ont montré un bénéfice de la conciliation médicamenteuse (CM) sur la réduction du risque iatrogène : Quel est l’impact de la conciliation médicamenteuse dans la sécurisation de la prise en charge des patients en oncologie? Quelles en sont les particularités?
  • Matériels et méthodes : La conciliation médicamenteuse d’entrée a été réalisée dans le service de médecine oncologique digestive de novembre 2016 à  mai 2019. Les patients ont été sélectionnés selon les critères suivants : âge > 50 ans, polymédication, score OMS ≤2, admission < 48h, retour à domicile hors hospitalisation à domicile. Les sources utilisées : dossier médical, entretien avec le patient, appel du pharmacien d’officine. Le bilan médicamenteux a été réalisé et retranscrit dans le dossier médical informatisé.
  • Résultats : 475 patients, âgés en moyenne de 66 ans, ont été conciliés à l’entrée dans le service. La durée moyenne de séjour était de 6 jours, 30% des hospitalisations sont programmés pour l’administration d’une chimiothérapie. Les  patients, sont majoritairement (72%; 344/475) autonomes dans la prise de leurs thérapeutiques. Les entretiens patients sont réalisés dans un délai de 48h en moyenne post admission dont 39% (186/475) des conciliations sont réalisées dans les 24h suivant l’entrée dans le service. Le bilan médicamenteux a permis de mettre en évidence 193 divergences non intentionnelles (DNI)  correspondant  à une moyenne de 0.4 divergences par patient et  donnant lieux  à 200 interventions pharmaceutiques (IP). Les médicaments du système cardiovasculaire (25%), du système digestif, du métabolisme (antidiabétique) (20%) et du système nerveux (20%) sont ceux qui sont le plus concernés par les DNI. Ces DNI, dans 77%, correspondaient à un oubli de prescription. 13% (60/475) patients ont recours à l’utilisation de traitement issu de médecines complémentaires : la phytothérapie : 58% (n=35), de l’homéopathie 25%(n=15) et dans une moindre mesure l’aromathérapie 12% (n=7).
  • Discussion/Conclusion : Les classes pharmacologiques concernées par les IP sont identiques à celle retrouvées dans la littérature. On relève peu d’écarts impactant significativement  la prise en charge du patient car non spécifiques du traitement oncologique. En effet, les patients suivis en oncologie sont hospitalisés de façon répétée en hôpital de jour ou pour de longues durées. Ainsi, l’oncologue référent du patient peut devenir le professionnel de santé le plus impliqué dans le suivi du patient. Un modèle de conciliation intégré à des consultations pharmaceutiques lors du passage du patient en hôpital de jour (HDJ) pourrait permettre d’être plus efficient et notamment d’encadrer le recours aux médecines alternatives à risque d’interactions avec les traitements oncologiques.


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