Auteurs

Mioux Lisa (PUI, Unité de Pharmacie Clinique Oncologique, Groupement Hospitalier Sud, Hospices Civils de Lyon) | Dubromel Amélie (PUI, Unité de Pharmacie Clinique Oncologique, Groupement Hospitalier Sud, Hospices Civils de Lyon) | Doucey Pauline (PUI, Unité de Pharmacie Clinique Oncologique, Groupement Hospitalier Sud, Hospices Civils de Lyon) | Caffin-ruiz Anne Gaelle (PUI, Unité de Pharmacie Clinique Oncologique, Groupement Hospitalier Sud, Hospices Civils de Lyon) | Peyrol Céline (PUI, Unité de Pharmacie Clinique Oncologique, Groupement Hospitalier Sud, Hospices Civils de Lyon) | Baudouin Amandine (PUI, Unité de Pharmacie Clinique Oncologique, Groupement Hospitalier Sud, Hospices Civils de Lyon) | Ranchon Florence (PUI, Unité de Pharmacie Clinique Oncologique, Groupement Hospitalier Sud, Hospices Civils de Lyon) | Schwiertz Vérane (PUI, Unité de Pharmacie Clinique Oncologique, Groupement Hospitalier Sud, Hospices Civils de Lyon) | Rioufol Catherine (PUI, Unité de Pharmacie Clinique Oncologique, Groupement Hospitalier Sud, Hospices Civils de Lyon)

Présenté par: Caffin Ruiz Anne Gaelle




Introduction

Les CAR-T cells ont bouleversé les stratégies thérapeutiques dans les hémopathies malignes (leucémie aiguë lymphoblastique (LAL), lymphome à grandes cellules B). Outre leur coût important (environ 330 000 €), les CAR-T cells obligent à repenser le parcours patient, notamment du fait des toxicités associées (Syndrome de Relargage Cytokinique (CRS), toxicité neurologique..). Depuis 2016, le Groupement hospitalier Sud des Hospices Civils de Lyon accueille des patients en vue d’une réinjection de CAR-T cells. Cette nouvelle prise en charge induit une consommation médicamenteuse particulière et coûteuse. L’objectif de cette étude était de décrire et d’évaluer  la consommation médicamenteuse lors des séjours hospitaliers des patients traités par CAR-T cells.

 

Méthode

Les données ont été recueillies du 08/12/16 au 18/02/19 à l’aide des dossiers patient informatisés ainsi que du logiciel de prescription des chimiothérapies.

Les séjours hospitaliers pris en compte comprennent l’hospitalisation pour leucaphérèse, les séjours pour chimiothérapie de bridging et le séjour de lymphodéplétion et de réinjection de CAR-T cells. Les prix des médicaments sont les prix négociés par l’hôpital.

 

Résultats

21 patients ont bénéficié d’une injection de CAR-T cells pendant la durée de l’étude (19 patients traités pour un lymphome B diffus à grandes cellules et 2 pour une LAL). La moyenne d’âge est de 48,7 ans [21-70 ans]. Dix-sept patients ont reçu du Tisagenlecleucel, 2 patients ont reçu de l’Axicabtagene ciloleucel, et 2 patients ont reçu des CAR-T cells expérimentales. Le coût médian des médicaments associés pour les patients atteints de lymphome est de 3 691,3 € [149 - 43 351€]. Pour les 2 patients atteint de LAL, le coût est de 63 868 € et 266 590 €. En moyenne, les patients atteints de lymphome ont été hospitalisés 23,6 jours [12-56 jours] pour la lymphodéplétion et la réinjection des CAR-T cells. Parmi les classes de médicaments les plus coûteuses, les anti-infectieux, les médicaments dérivés du sang, les immunosuppresseurs (Tocilizumab), les antinéoplasiques (chimiothérapie d’attente) ainsi que les médicaments liés aux toxicités hématologiques sont les plus retrouvés. Pour les patients atteints de lymphome, 5 ont reçus du Tocilizumab pour un CRS (coût médian 802€), 5 ont reçu des immunoglobulines, 11 ont bénéficié d’un traitement par  Rasburicase pour un syndrome de lyse tumorale (coût médian 1225 €), 11 ont reçu des anti-infectieux (coût médian 333 €).

 

conclusion

Au total les consommations médicamenteuses les plus coûteuses correspondent aux médicaments gérant les toxicités des CAR-T cells. Ceci confirme la nécessité d’une prise en charge particulière hospitalière pour ces patients. La consommation médicamenteuse des patients atteints de lymphome et LAL semble devoir être traitée séparément du fait de la différence de prise en charge et des comorbidités associées. Pour améliorer la significativité de ces résultats, cette étude est poursuivie de façon prospective (47 patients traités en juillet 2019).

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