Auteurs

Cavaille François* (Assistance Publique des Hôpitaux de Marseille, Oncopharmacie, Hôpital Nord, Marseille) | Peretti Matthieu* (Assistance Publique des Hôpitaux de Marseille, Hôpital Nord, Marseille) | Garcia Marie-eve (Assistance Publique des Hôpitaux de Marseille, Service d’Oncologie Multidisciplinaire et Innovations Thérapeutiques, Hôpital Nord, Marseille) | Ausias Nathalie (Assistance Publique des Hôpitaux de Marseille, Hôpital Nord, Marseille) | Barlesi Fabrice (Assistance Publique des Hôpitaux de Marseille, Service d’Oncologie Multidisciplinaire et Innovations Thérapeutiques, Hôpital Nord, Marseille) | Montana Marc (Aix Marseille Univ, CNRS, ICR, Laboratoire de Pharmacochimie radicalaire, Marseille)

Présenté par: Cavaille FrançoisPeretti Matthieu




Introduction Le Pembrolizumab (PMB) possède une activité antitumorale dans le cancer du bronchique non à petites cellules (CBNPC) avancé. Cet anticorps était associé à une médiane de survie globale (SG) plus longue que la chimiothérapie à base de platine (30 mois vs 14.2 mois) et avec moins d'événements indésirables (73.4% vs 90.0%) chez les patients présentant un CBNPC avancé et une expression de PD-L1 ≥ 50%.[1,2] Les résultats d'essais cliniques étant difficiles à généraliser à des populations de patients en situation réelle,[3] cette étude a pour objectif d’étudier l’efficacité et la tolérance du PMB dans la prise en charge des patients atteints d’un CBNPC en pratique clinique quotidienne. Matériel et méthode L’étude menée est observationnelle, monocentrique, et réalisée sur des patients atteints de CBNPC ayant reçu au moins une injection de PMB entre le 01/11/2017 et le 01/11/2018. Le cut-off pour l’observation a été fixé au 01/05/2019. La ligne et la durée de traitement, l’évolution du patient, le statut mutationnel PD-L1 et les effets indésirables (EI) ont été recueillis à partir du logiciel de prescription des chimiothérapies (CHIMIO®) et du dossier patient informatisé (AXIGATE®). La SG a été calculée par l’analyse de Kaplan Meier à l’aide du logiciel XLSTAT®. Résultats 41 patients (21 hommes, 20 femmes, âge moyen = 62 ans) ont été inclus. 38 ont reçu du PMB en 1ère ligne, 3 en 2ème ligne. 3 patients ont été perdus de vue. Le nombre moyen de cures reçues est de 9. 13 (34.21%) et 5 (13.16%) patients ont présenté une réponse objective ou partielle et 20 (52.63%) ont progressé. La médiane de SG n’a pas encore été atteinte. Les EI liés au traitement ont concerné 34 patients (89.47%) tous grades confondus mais seulement 6 (15.8 %) ont présenté des EI de grade > 2 (G>2). Les EI avec une incidence > 25% rapportés ont été des troubles hépato-gastroentérologiques (50%, dont 1 G>2 létal), asthénie (42.1% dont 2 G>2), douleurs et arthralgies (42.1%), atteintes cutanées (39.4%), troubles endocriniens (26.3% dont 2 G>2), troubles pneumologiques (26.3% dont 3 G>2, 1 létal). Discussion-conclusion Bien que la population de notre étude soit plus hétérogène que celle des essais cliniques (KEYNOTE 024) et que nous ne nous soyons pas uniquement intéressés à l’utilisation du PMB en 1ère ligne de traitement, nos résultats sont comparables avec ceux rapportés dans les essais cliniques du PMB, démontrant l’efficacité et la bonne tolérance du PMB dans la prise en charge des patients atteints d’un CBNPC. Des travaux supplémentaires sur une plus longue période et sur une cohorte plus importante restent toutefois nécessaires.

[1] Reck M et al. N Engl J Med. 2016  [2] Reck M et al. J. Clin Oncol. 2019 [3] Khozin S et al. Oncologist 2018



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