Auteurs

Rouault Marie* (Pharmacotechnie, CHU Charles Nicolle, Rouen, France) | Sabir Amna (Pharmacotechnie, CHU Charles Nicolle, Rouen, France) | Dumet Anne-fleur (Pharmacotechnie, CHU Charles Nicolle, Rouen, France) | Gonde Henri (Pharmacotechnie, CHU Charles Nicolle, Rouen, France) | Hervouet Charles (Pharmacotechnie, CHU Charles Nicolle, Rouen, France) | Proux Alice (Médecine Interne Polyvalente, CH Saint Julien, Petit Quevilly, France) | Doucet Jean (Médecine Interne Polyvalente, CH Saint Julien, Petit Quevilly, France) | Coquard Aude (Pharmacotechnie, CHU Charles Nicolle, Rouen, France) | Varin Rémi (Pharmacie PUI, CHU Charles Nicolle, Rouen, France)

Présenté par: Rouault Marie




  • Introduction : La maîtrise du circuit de préparation des chimiothérapies est un élément majeur dans la lutte contre les risques d’erreur médicamenteuse et d’exposition du personnel aux produits cytotoxiques. Le Guide 2016 de la HAS sur les interruptions de tâches (IT)  représente un outil de sécurisation pouvant être appliqué aux différentes étapes du circuit du médicament, notamment dans la zone de préparation de chimiothérapies. Objectif : Étude de l’impact des interruptions de tâche sur le risque d’erreur évitable lors de la préparation de chimiothérapies au sein d’une unité de production de cytotoxiques.

 

  • Matériels et méthodes : L’équipe de l’unité de préparation des chimiothérapies (UPC) est composée de 3,5 ETP préparateurs, 1,5 ETP internes, et d’1 externe. A travers une étude observationnelle quantitative prospective, nous avons évalué les IT des différents intervenants en février 2019 durant 6 matinées. L’observateur suivait le professionnel pendant 1,5 heures avec une grille d’évaluation et recueillait les caractéristiques des IT : circonstances, intervenant concerné, motif, gravité et durée de chaque interruption de tâche.

 

  • Résultats : Cent soixante-treize IT ont été recensées durant 13 temps d’observations (20 heures) avec en moyenne 9.4 interruptions par heure [4–17]. C’est lors des validations pharmaceutiques et l’édition des fiches de fabrication pour les internes et lors de la fabrication des poches pour les préparateurs que l’on comptait le plus grand nombre d’IT. La source principale était une interruption physique (84 %), pour la recherche d’informations complémentaires (56 %), de gravité non urgente (50 %), principalement de courte durée (inférieure à 1 minute dans 90 % des cas) et majoritairement induite par un membre de l’équipe. Un relevé quotidien des non-conformités était réalisé en parallèle.

 

  • Discussion/Conclusion : Les IT au sein de la zone de production de chimiothérapies sont fréquentes, notamment lors de la validation des prescriptions et lors de la préparation des poches. Elles sont, au fil des années, devenues une habitude pour les professionnels de santé et peuvent être des facteurs contributifs de survenue d’accidents iatrogènes. Une première restitution à l’équipe a été réalisée pour sensibiliser le personnel aux risques d’erreur et quelques mesures pratiques ont été discutées et mises en place. Un groupe de travail a été constitué pour continuer à réfléchir sur ces IT. Cette étude va être étendue aux autres secteurs de la pharmacotechnie.

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