Auteurs

Correard Florian* (PUI, Hôpital Timone, AP-HM, 13005 Marseille) | Blanc-légier Françoise (Institut Sainte Catherine, 84 000 Avignon) | Lobrot Florence (Laboratoire AstraZeneca, 92400 Courbevoie) | Pinguet Frédéric (PUI, Institut regional cancer montpellier, 34090 Montpellier) | Pourrat Xavier (PUI, Hôpital Trousseau, CHRU Nantes, 44093 Nantes) | Donamaria Catherine (PUI, Institut Bergonié, 33000 Bordeaux) | Kopferschmitt Jacques (Hôpitaux Universitaires de Strasbourg, 67000 Strasbourg) | Roux Clarisse (PUI, Hôpital Universitaire Caremeau, CHU Nimes, 30029 Nîmes) | Pourroy Bertrand (Oncopharma, Hôpital Timone, AP-HM, 13005 Marseille)

Présenté par: Correard Florian




  • Introduction
  • Peu d’études sont disponibles sur l’utilisation des thérapies complémentaires (TC) par les patients traités pour cancer en France. Certaines thérapies complémentaires peuvent interagir avec les traitements anticancéreux, en réduisant leur efficacité ou en augmentant leurs effets indésirables.
  • Matériels et méthodes
  • Il s’agit d’une enquête multicentrique réalisée dans 7 établissements de santé français (CHU, CH, CLCC, ESPIC). Les patients pouvaient être pris charge en hospitalisation conventionnelle ou en hôpital de jour ou en consultation ambulatoire. Les patients inclus étaient suivis pour cancer et devaient être âgés de plus de 18 ans. Le questionnaire abordé, le type de TC utilisé, les attentes des patients vis à vis de ces TC ainsi que leur utilité. Ce travail a été validé par le comité d’éthique de la région centre (accord 2018-028).
  • Résultats
  • Quatre cent quinze patients ont été inclus dans cette étude ; 54%des patients étaient des femmes et 230 patients (55,4%) déclaraient avoir recours à au moins une TC. Ces TC avaient été prescrites ou conseillées pour 180 patients. Les patients atteints de cancers cutanés, de sarcomes étaient ceux qui avaient le plus recours à ces TC (90 et 86% respectivement). La majorité des participants n’utilisait qu’une seule TC (52,6%). La phytothérapie était la TC la plus utilisée (48%) suivie par l’Homéopathie (40%), les compléments alimentaires (35%) et l’aromathérapie (21%). Les plantes les plus utilisées (consommation par plus de 5% des patients) étaient le curcuma et ses dérivés (13,9%), le desmodium (7,4%) et le thym (5%). Vingt pour cent des patients déclaraient utiliser d’autre TC comme la médecine chinoise, l’acupuncture, la sophrologie, des régimes spécifiques tels que le régime cétogène, le régime de Beljanski et celui de Schwartz. Les patients utilisant des TC étaient ceux qui étaient en cours de traitement par chimiothérapie. Pour la plupart des patients consommant les TC, ces dernières étaient considérées comme utiles voire très utiles. Les raisons principales évoquées afin de justifier leur utilisation étaient : améliorer le bien-être psychologique (35,8%), réduire la survenue d’effets indésirables induit par la chimiothérapie (34,6%) et traiter le cancer (17,7%).
  • Discussion/Conclusion
  • L’utilisation des thérapies complémentaires par des patients atteints de cancer est fréquente, entre 30 et 50% des patients selon les études. Il est donc nécessaire d’aborder de manière systématique cette question lors des consultations pharmaceutiques mais également sensibiliser les médecins à évoquer cette problématique à chaque changement de ligne de traitement. Il est indispensable que ces pratiques soient encadrées par des professionnels de santé compétents dans ce domaine.Ce travail a été soutenu par le laboratoire AstraZeneca


E-Poster