Auteurs

Robert Vincent* (Oncopharma, Hôpital de la Timone AP-HM, Marseille, France) | Marchandise Flora (Oncopharma, Hôpital de la Timone AP-HM, Marseille, France) | Lento Celia (Oncopharma, Hôpital de la Timone AP-HM, Marseille, France) | Pietri Tessa (Oncopharma, Hôpital de la Timone AP-HM, Marseille, France) | Gauthier-villano Laurence (Oncopharma, Hôpital de la Timone AP-HM, Marseille, France) | Pourroy Bertrand (Oncopharma, Hôpital de la Timone AP-HM, Marseille, France)

Présenté par: Robert Vincent




INTRODUCTION

Le circuit à risque des chimiothérapies est peu connu des équipes de réanimation. Depuis 2015, en moyenne 190 chimiothérapies sont administrées annuellement dans les services de réanimation de notre établissement. L’état pathologique des patients dans ces services nécessite une bonne maîtrise de la gestion des chimiothérapies par le personnel soignant. Dans ce contexte, ce travail met en avant les connaissances et les besoins des soignants afin d’optimiser la prise en charge des patients et la sécurité du personnel.

MATERIEL ET METHODE

Des audits ont été conduits durant 6 mois au sein de 7 réanimations (5 adultes, 2 pédiatriques) et 4 unités d’oncologie (2 adultes, 2 pédiatriques). 4 questionnaires ciblant spécifiquement chaque acteur de la gestion des chimiothérapies en réanimation ont été élaborés. Ils étaient composés de questions ouvertes et à choix multiples. Ils ont été soumis à 29 infirmiers et 21 aides-soignants en réanimation ainsi qu’à 4 oncologues et 18 infirmiers d’oncologie.

RESULTATS

75% des oncologues se déplacent en réanimation pour assurer l’information des équipes et 25% assurent une information au senior de réanimation par mail. Les informations transmises concernent pour 100% des prescripteurs la gestion des toxicités et les surveillances particulières. Pour 75% cela concerne aussi la compréhension du protocole et des annexes.

44% des infirmiers d’oncologie sont fréquemment sollicités par les équipes de réanimation pour des renseignements concernant les chimiothérapies. Les interrogations les plus fréquentes concernent la manipulation (100%), l’utilisation du dispositif d’administration sécurisé (75%), la compréhension du plan de soin (50%) et la surveillance du patient lors de l’administration (63%).

100% des infirmiers et aides-soignants de réanimation déclarent ne jamais avoir reçu de formation sur les chimiothérapies et n’ont pas connaissance d’une procédure sur ce sujet. 38% des infirmiers et 52% des aides-soignants ne connaissent pas le type de gants appropriés à la manipulation des chimiothérapies et excrétas. 100% connaissent la procédure d’élimination des déchets. La connaissance des infirmières sur la conduite à tenir en cas de projection cutanéomuqueuse et d’extravasation est respectivement de 60% et de 31%. Le pharmacien est régulièrement sollicité par les infirmiers lors d’interrogations sur la traçabilité d’un incident (79%) ou la destruction d’une chimiothérapie (55%).

DISCUSSION / CONCLUSION

La prise en charge des patients atteints de cancer en réanimation implique une étroite collaboration entre oncologues et réanimateurs. Le pharmacien est également un acteur clé dans la gestion du circuit des chimiothérapies en service de réanimation. L’ensemble des soignants de réanimation ne possède pas les connaissances nécessaires à une prise en charge optimale des patients sous chimiothérapies et à la protection du personnel, et souhaiterait bénéficier de formations complémentaires. Les résultats des audits seront présentés en service de réanimation et des propositions d’axes d’amélioration seront discutées.

Un questionnaire adressé aux réanimateurs a été élaboré et sera soumis pour compléter l’analyse.



E-Poster