Auteurs

Bosson Alizee (PUI, Unité de Pharmacie Clinique Oncologique, Groupement Hospitalier Sud, Hospices Civils de Lyon) | Mioux Lisa (PUI, Unité de Pharmacie Clinique Oncologique, Groupement Hospitalier Sud, Hospices Civils de Lyon) | Peyrol Céline (PUI, Unité de Pharmacie Clinique Oncologique, Groupement Hospitalier Sud, Hospices Civils de Lyon) | Dubromel Amélie (PUI, Unité de Pharmacie Clinique Oncologique, Groupement Hospitalier Sud, Hospices Civils de Lyon) | Doucey Pauline (PUI, Unité de Pharmacie Clinique Oncologique, Groupement Hospitalier Sud, Hospices Civils de Lyon) | Herledan Chloé (PUI, Unité de Pharmacie Clinique Oncologique, Groupement Hospitalier Sud, Hospices Civils de Lyon) | Caffin-ruiz Anne Gaelle (PUI, Unité de Pharmacie Clinique Oncologique, Groupement Hospitalier Sud, Hospices Civils de Lyon) | Ranchon Florence (PUI, Unité de Pharmacie Clinique Oncologique, Groupement Hospitalier Sud, Hospices Civils de Lyon) | Schwiertz Vérane (PUI, Unité de Pharmacie Clinique Oncologique, Groupement Hospitalier Sud, Hospices Civils de Lyon) | Rioufol Catherine (PUI, Unité de Pharmacie Clinique Oncologique, Groupement Hospitalier Sud, Hospices Civils de Lyon)

Présenté par: Caffin-ruiz Anne Gaelle




Introduction

L’objectif de cette étude est d’évaluer l’impact de la réalisation d’un Bilan Médicamenteux Optimisé (BMO) et d’une analyse pharmaco-thérapeutique de prescription chez des patients susceptibles d’être inclus dans un essai clinique en cancérologie.  Ce travail a été mis en place afin d’éviter les déviations au protocole (patient recevant des traitements interdits avec l’essai) et limiter les interactions médicamenteuses avec les traitements expérimentaux.

 

Matériel et méthode

Les  patients atteints de cancer éligibles à un essai clinique sont identifiés quelques jours avant leur inclusion (RCP ou informations par les ARC des services investigateurs). L’interne en pharmacie s’appuie sur un entretien pharmaceutique avec le patient qui conduit au BMO, complété par deux autres sources d’informations : le dossier médical du patient et un entretien avec le pharmacien d’officine. Le BMO porte sur les traitements prescrits ou en automédication ainsi que les éventuelles Médecines Alternatives et Complémentaires (MAC) dont la phytothérapie. Une analyse pharmaco-thérapeutique de prescription est effectuée en incluant les médicaments expérimentaux de l’essai clinique. Le BMO et les éventuels problèmes médicamenteux détectés sont transmis à l’investigateur et enregistrés dans le dossier patient informatisé.

 

Résultats

De juin 2018 à juin 2019, 69 patients, inclus dans 34 essais différents, ont bénéficié d’un BMO et d’une analyse pharmaco-thérapeutique de prescription. 83% des patients étaient suivis pour des tumeurs solides (n=59) et 17% pour des hémopathies malignes (n=10). La moyenne d’âge est de 65 ans [40-86] avec 61% de femme (n=42) et 39% d’homme (n=27). Chaque patient prenait en moyenne 9 traitements [0-35] (MAC inclues). La durée moyenne de réalisation d’un BMO suivi d’une analyse pharmaco-thérapeutique de prescription est de 53 minutes [45-187] avec une durée moyenne d’entretien pharmaceutique de 13 minutes [7-40]. Au total, 60 interventions pharmaceutiques (IP) ont été réalisées soit au moins 1 IP pour 35% des patients ; plus de la moitié des IP (55%) portait sur le médicament expérimental. Les IP portaient principalement sur des non-conformités du choix du médicament par rapport aux différents consensus (32%), des interactions médicamenteuses publiées mais non validées par le thésaurus de l'ANSM (23%) ou encore des posologies supra-thérapeutiques (8%) pouvant aller jusqu’à +100% de la dose théorique. La phytothérapie, consommée par 35% des patients (n=24), est à l’origine de 43% des IP (n=26).

 

Discussion

Les interactions retrouvées entre les traitements expérimentaux et les MAC sont importantes. Même si les données de la littérature à ce sujet restent limitées, il parait essentiel de sensibiliser les patients. Le BMO et l’analyse pharmaco-thérapeutique étant proactifs, il est possible d’intervenir avant l’initiation du traitement en essai clinique. Ces résultats confirment le rôle majeur du pharmacien pour assurer la qualité et la sécurité de la prise en charge des patients atteints de cancer traités dans le cadre d’un essai clinique.

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