Auteurs

Sabata Philipine* (Service pharmacie, CHU de Bordeaux avenue de Magellan, 33604 Pessac) | Le Joncour Sophie (Service pharmacie, CHU de Bordeaux avenue de Magellan, 33604 Pessac) | Xuereb Fabien (Service pharmacie, CHU de Bordeaux avenue de Magellan, 33604 Pessac) | Maachi Isabelle (Service pharmacie, CHU de Bordeaux avenue de Magellan, 33604 Pessac) | Legeron Rachel (Service pharmacie, CHU de Bordeaux avenue de Magellan, 33604 Pessac)

Présenté par: Sabata Philipine




Philipine SABATA(1) ; Sophie LE JONCOUR(1) ; Fabien XUEREB(1 ;2) ; Isabelle MAACHI(1) ; Rachel LEGERON(1)

  1. Service pharmacie, CHU de Bordeaux avenue de Magellan, 33604 Pessac
  2. Laboratoire de pharmacie clinique et de pharmacocinétique INSERM U1034/Université de Bordeaux, 33604 Pessac

INTRODUCTION : Le contrat d’amélioration de la qualité et de l’efficience des soins (CAQES) intègre dans ses indicateurs la promotion de la prescription des médicaments biosimilaires ainsi que le taux d’évolution des dépenses émanant de prescriptions hospitalières des médicaments exécutées en ville (PHMEV). Les facteurs de croissance granulocytaires (G-CSF) sont particulièrement concernés avec les biosimilaires du filgrastim et plus récemment ceux du peg-filgrastim. Dans le contexte de l’arrivée sur le marché des biosimilaires du peg-filgrastim, l’objectif de cette étude est de faire un état des lieux rétrospectif des PHMEV des G-CSF en oncologie afin d’évaluer le recours aux biosimilaires ainsi que l’économie générée pour l’assurance maladie.

 

MATERIELS ET METHODES : L’étude a été réalisée de Janvier à Avril 2019. Les logiciels d’aide à la prescription DxCare® et Chimio®,  et de planification DxPlanning® ont permis de recueillir et d’analyser l’ensemble des prescriptions de sortie de G-CSF d’oncologie digestive et médicale.

 

RESULTATS : Sur la période d’étude, 236 patients dont 47% de plus de 65 ans reçoivent un G-CSF avec un total de 732 prescriptions. Les G-CSF à demi-vie longue représentent 25% des prescriptions contre 75% pour les G-CSF à demi-vie courte. Le taux de recours aux biosimilaires du peg-filgrastim s’élève à 59% contre 98% pour les biosimilaires du filgrastim, représentant un taux global de recours au biosimilaire de 88%. Le lénograstim non biosimilarisé ne représente que 3% des prescriptions. Le montant total remboursé à l’assurance maladie est de 336 962 euros avec un gain lié au recours aux biosimilaires estimé à 48 873 euros pour les 2 services étudiés.

 

DISCUSSION - CONCLUSION : L’indicateur CAQES cible du recours au biosimilaire des G-CSF pour 2019 est de 92,5%. Le taux de recours aux biosimilaires de G-CSF de 88% ainsi que le gain au recours sont encourageants au vu de la courte période d’étude et de l’arrivée récente du biosimilaire du peg-filgrastim. Afin de pérenniser cette dynamique, la présence d’un pharmacien clinicien dans les services a permis d’établir un consensus interne de prescription des G-CSF et de mettre en place l’informatisation des prescriptions de sortie incluant les biosimilaires. Le développement des biosimilaires et les possibilités d’y recourir constituent des enjeux essentiels d’efficience et de la qualité de la prise en charge dans les prochaines années. Le rôle du pharmacien dans la promotion du biosimilaire s’articule autour de plusieurs aspects notamment de traçabilité, d’information, de communication auprès du patient et des équipes médicales et de collaboration avec les prescripteurs.



E-Poster