Auteurs

Belkarfa Anne-laure (Pharmacie, Groupe Hospitalier Paris Saint-Joseph, Paris, France) | Hocaoglu Sema (Pharmacie, Groupe Hospitalier Paris Saint-Joseph, Paris, France) | Jardin Meryam (Pharmacie, Groupe Hospitalier Paris Saint-Joseph, Paris, France) | De Chevigny Alix (Pharmacie, Groupe Hospitalier Paris Saint-Joseph, Paris, France) | Renet Sophie* (Pharmacie, Groupe Hospitalier Paris Saint-Joseph, Paris, France)

Présenté par: Renet Sophie




Votre résumé doit être structuré de la manière suivante :

  • Introduction: Plus de 35% des patients atteints de cancer utilisent des médecines alternatives et complémentaires (MAC) qui sont souvent perçues comme « plus douces » ou « moins risquées » que les traitements conventionnels. Pourtant les risques induits par les MAC sont peu étudiés. L’objectif est de déterminer les risques liés à leur utilisation chez ces patients, selon 3 axes: 1/Perceptions des patients vis-à-vis des MAC ; 2/Informations liées aux MAC reçues par les patients ; 3/Toxicités documentées des MAC (toxicité directe, interactions MAC-Cancer et MAC-chimiothérapie/hormonothérapie).
  • Matériels et méthodes: Etude déclarative via un questionnaire validé par un comité multidisciplinaire dont les questions étaient catégorisées selon les 3 axes. Seuls les patients >18 ans, atteints d’un cancer ayant été traités ou traités (chimiothérapie/ hormonothérapie) ont été inclus. Diffusion du questionnaire pendant 2 mois via les réseaux sociaux et dans 2 pharmacies. La potentielle toxicité des MAC a été analysée via la littérature lorsque les patients documentaient les traitements et les MAC.
  • Résultats :85 patients ont répondu (78 femmes-7 hommes, âge moyen 48 ans ; 75% atteints d’un cancer du sein). 72/85 patients utilisaient au moins une MAC. Sur les 13 qui n’en utilisaient pas, 8 ont déclaré vouloir en bénéficier. Après le diagnostic du cancer, l’utilisation des MAC était majorée (157 MAC contre 207). 117 MAC différentes ont été répertoriées (63 herbes médicinales, 24 huiles essentielles, 28 compléments alimentaires, 2 spécialités homéopathiques). Concernant les risques:1/ 26% des patients pensaient que les MAC pouvaient interagir avec les traitements anticancéreux. Aucun autre type de risque n’était perçu. Les motivations recherchées étaient: gérer les effets indésirables (81%), améliorer la qualité de vie (73%), compléter le traitement conventionnel (69%). 95% des patients était satisfaits.

    2/ principales d'information: internet (50%), médecin traitant (47,5%), pharmacien d’officine (46,3%), entourage (37,6%), autres patients (29,4%), oncologue (25,8%). 80% des patients avaient parlé des MAC à un professionnel de santé (62% satisfaits des informations données). 12 patients avaient remarqué que ces professionnels avaient peu connaissance des MAC.

    3/ 35 patients avaient documenté leur traitement. Parmi eux, 24 consommaient au moins une MAC (1 à 24 MAC/patient). 133 MAC ont été rapportées dont 87 MAC différentes. Pour seulement 43MAC/87, des études ont été retrouvées. L’analyse montrait que les 24 patients présentaient au moins un risque: 21 à risque de toxicité directe (i.e. lavande/action antiagrégant plaquettaire), 14 à risque d’interaction MAC-Cancer (i.e. phytœstrogènes/cancer du sein), 15 à risque d’interactions MAC-chimiothérapie/hormonothérapie (i.e. paclitaxel/baies de Goji).

  • Discussion/Conclusion: De nombreuses MAC étaient utilisées par les patients. Le diagnostic du cancer favorisait leur recours. Les risques étaient multiples: faible perception du risque pouvant être induit par les MAC, sources d’information diverses et peu sécurisées enfin nombreuses toxicités potentielles.


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