Auteurs

Houari Samy (Service Pharmacie Hôpital Tenon APHP Paris) | Gohari Afsaneh (Service Pharmacie Institut Mutualiste Montsouris Paris) | Lecuyer Marine (Service Pharmacie Hôpital Tenon APHP Paris) | Duvernet Corine (Service Pharmacie Hôpital Tenon APHP Paris) | Tendjaoui Fatima (Service Pharmacie Hôpital Tenon APHP Paris) | Meynial Olivia (Service Pharmacie Hôpital Tenon APHP Paris) | Benoit Guy (Service Pharmacie Hôpital Tenon APHP Paris) | Fillon Julie (Service Pharmacie Hôpital Tenon APHP Paris)

Présenté par: Houari Samy




Introduction

Une préparation dont l’administration a été annulée peut être soit détruite, soit réattribuée à un autre patient, sous réserve de sa stabilité et de sa bonne conservation. Notre système informatique ne permet pas de suivre les poches en attente de réattribution, ce qui limite les possibilités. L’objectif de ce travail est d’évaluer notre circuit de réattribution et de mesurer  l’impact d’une réorganisation sur l’intérêt financier de cette pratique.

Matériel et méthode

Une analyse rétrospective des préparations non administrées, réattribuées ou non, a été réalisée en octobre 2017 (période 1 : 11/2016 à 10/2017), puis des actions d’amélioration ont été mises en place. Leur impact a été évalué sur les préparations réattribuées un an après (période 2 : 11/2017 à 10/2018). Les estimations financières n’ont pas inclus le « coût de façonnage ».

Résultats

En période 1, 11 % des préparations non administrées ont pu être réattribuées, soit une économie de 49 157€, représentant  12 % de la valeur de l’ensemble des retours (414 402 €).

Une check list permettant de sécuriser et tracer les réattributions, ainsi qu’un fichier excel partagé de suivi ont été mis en place en 11/2017. Les préparations incluses dans le circuit ont été limitées  aux médicaments couteux et dont la stabilité est compatible avec une réattribution, aux préparations stables à doses standardisées, et celles liées à un décalage de cycle confirmé.

En période 2, 37% des préparations retournées sont mises dans le circuit "amélioré" , et 46 % de ces préparations ont été effectivement réattribuées (17% des retours), soit une économie de 87 101€, représentant 9 % de la valeur financière des retours de préparations (991 029 €). Le nombre de retours de préparations non administrées est stable sur les deux périodes (615 et 624) et représente environ 3% de la production de l’unité.

Discussion/Conclusion

 Les actions d’amélioration du circuit ont permis une augmentation du nombre de réattributions, et des montants financiers « économisés ». Le nombre plus restreint de préparations entrant dans ce circuit permet d’avoir plus facilement recours à la réattribution. Toutefois, l’impact financier est minoré par l’augmentation importante des préparations couteuses pour lesquelles les données de stabilité à 24h limitent la réattribution en cas d’annulation (immunothérapie).

Ce travail montre également la nécessité de revoir les modalités d’anticipation des prescriptions avec les médecins, afin de limiter les retours de préparations. Le déploiement des doses fixes en immunothérapie et de doses standards arrondies sur des molécules supplémentaires pourraient rendre le circuit plus efficace.



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