Auteurs

Ricome Nathalie* (Service Pharmacie, CHU Paul-Brousse, Villejuif , 12 avenue Paul Vaillant Couturier 94800, France) | Lechevallier Edouard (Service Pharmacie, CHU Paul-Brousse, Villejuif , 12 avenue Paul Vaillant Couturier 94800, France) | Kafi Rafik (Service Pharmacie, CHU Paul-Brousse, Villejuif , 12 avenue Paul Vaillant Couturier 94800, France) | Bonhomme-faivre Laurence (Service Pharmacie, CHU Paul-Brousse, Villejuif , 12 avenue Paul Vaillant Couturier 94800, France)

Présenté par: Ricome Nathalie




Introduction :

Le Plan Cancer 2014-2019 souligne l’importance d’une meilleure information et écoute des patients. Des Visites Pharmaceutiques (VP) ont été mises en place en 2018 dans le service d’oncologie de l’hôpital Paul-Brousse afin d’informer les patients et former les étudiants à la pharmacie clinique. L’impact de ces visites sur la connaissance des patients sur leur traitement anticancéreux selon qu’ils sont en initiation ou en suivi de traitement ainsi que leur satisfaction a été étudié.

Matériel et Méthodes :

Deux groupes (adulte, tout type de cancer) ont été constitués : Dans le groupe A (n=18) les patients débutaient leur traitement ; dans le second B (n=24), ils avaient déjà reçu des anticancéreux injectables. Tous (n=42) ont eu une première VP (information et remise de fiches personnalisées sur leur protocole anticancéreux, les prémédications, les effets indésirables (EI) et les conduites à tenir). Certains patients ont été revus (n=8) au moins 3 cures après. Un questionnaire scoré en début de chaque visite a permis d’évaluer leurs connaissances (8 points sur le protocole anticancéreux ; 7 points sur les EI). Leur satisfaction a été analysée à l’aide d’un questionnaire anonymisé.

Résultats et discussion :

Avant notre visite (n=42 patients), le score moyen du groupe A (n=18) est de 4,6/15 (Protocole 1,2/8 ; EI 3,4/7), et 7,9/15 (Protocole 2,8/8 ; EI 5,1/7) pour le groupe B (n=24). Celui sur le protocole est faible dans les 2 groupes, la majorité (89% (A) ; 67% (B)) ne connaissent pas leurs médicaments anticancéreux, seulement 33% l’indication de certains adjuvants. Lescore sur les EI est plus élevé chez les patients déjà traités, probablement car ils en ont déjà contractés. Les plus cités sont les nausées et vomissements (69% (A), 67% (B)), et seulement (15% (A), 38% (B)) pour les troubles hématologiques souvent responsables d’EI graves.

Après notre visite (n=8 patients), le score augmente significativement de 6/15 à 10/15 (Test t p <0,05), avec un résultat non significatif de 30% à 54% (Test t p >0,05) pour le protocole et significatif de 50% à 83% (Test t p <0,05) pour les EI. Pour l’oxaliplatine responsable de neuropathies périphériques handicapantes : avant notre visite seulement 2 patients sur les 5 traités en avaient connaissance contre 4 sur 5 après notre visite. Tous les patients sont satisfaits d’avoir bénéficié d’une VP (19 questionnaires) et la majorité souhaite les poursuivre (n=16).

Conclusion :

Notre étude montre que le niveau de connaissance sur le protocole anticancéreux est faible surtout en initiation de traitement et est amélioré après une VP pour la gestion des EI. Les patients sont satisfaits de ces visites les aidants à mieux gérer leurs EI et souhaitent majoritairement les poursuivre. L’étude se poursuit pour compléter ces résultats.

 

 



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