Auteurs

Hannetel Hélène* (Interne en Pharmacie, Hôpital Nord Franche Comté, TREVENANS)

Présenté par: Hannetel Hélène




Introduction : Depuis quelques années, la prise en charge thérapeutique du Cancer Bronchique Non à Petites Cellules (CBNPC) a été améliorée par l’apparition de thérapies ciblées : le Nivolumab et le Pembrolizumab, anti PDL-1, utilisés en deuxième ligne selon le taux d’expression de PDL-1. Commercialisés initialement avec une dose poids en mg/kg, ces deux anticorps sont depuis 2018 utilisés à dose fixe, 240mg/15 jours et 200mg/21 jours respectivement. La réalisation une étude médico économique comparative suite au changement de posologie est nécessaire afin de déterminer l’impact économique engendré.

Matériel et méthode : A partir des patients traités par Nivolumab ou Pembrolizumab en deuxième ligne pour un CBNPC sur l’année 2018, au sein des 5 établissements hospitaliers de Franche Comté, nous avons modélisé les coûts engendrés pour chacune des situations (dose poids vs dose fixe). Un coût moyen pour la posologie en mg/kg a été calculé à partir de d’une répartition de poids : moins de 50kg, 50kg-70kg, 70kg-90kg, 90kg-120kg et plus de 120kg selon le prix UniHA du flacon (1 035.99€/100mg pour le Nivolumab et 2 628.61€/100mg pour le Pembrolizumab).

Résultats : 223 patients ont été inclus dont 170 patients traités par Nivolumab et 53 patients traités par Pembrolizumab. Selon la répartition de poids, 48% des patients ont un poids situé entre 50 et 70kg, 32% entre 70 et 90kg et 10% dans la tranche < 50% et entre 90-120kg. En tenant compte du nombre de cycle et du surcoût moyen par injection sur cette période, il apparaît que le surcoût moyen par patient pour une durée de traitement de 1 an serait de 9 594€ pour le Nivolumab et de de 29 614€ pour le Pembrolizumab. En tenant compte de la durée de traitement de chacun de nos patients en Franche Comté sur l’année 2018, le surcoût du point de vue de la Sécurité Sociale est de 387 900€ pour le Nivolumab et 619 914€ pour le Pembrolizumab.

Discussion / Conclusion : Le passage de la dose poids à la dose fixe entraine des surcoûts non négligeables en Franche Comté. Soit un peu plus d’1million d’euros. Suite à ces résultats, nous pouvons nous interroger sur l’intérêt de ce changement de posologie ainsi que sur choix de la dose fixe au vue du poids moyen de nos patients comparativement au poids moyens nettement supérieur des patients inclus dans les études pilotes nord-américaines.

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