Auteurs

Bourquard Marie-anne* (Service de Pharmacie, Hôpital Avicenne, Bobigny, France) | Nguyen Jacqueline (Service de Pharmacie, Hôpital Avicenne, Bobigny, France) | Landre Thierry (UCOG – René Muret Hospital, HUPSSD, Sevran, France) | Duchemann Boris (Service d'oncologie, Hôpital Avicenne, Bobigny, France) | Boudabous Hanene (Service d'oncologie, Hôpital Avicenne, Bobigny, France) | Pailler Mc (Service d'oncologie, Hôpital Avicenne, Bobigny, France) | Apparuit Maxime (Service de Pharmacie, Hôpital Avicenne, Bobigny, France) | Osman Nevine (Service de Pharmacie, Hôpital Avicenne, Bobigny, France) | Zelek Laurent (Service d'oncologie, Hôpital Avicenne, Bobigny, France) | Jacolot Anne (Service de Pharmacie, Hôpital Avicenne, Bobigny, France) | Chouhania Abdelkader (Service d'oncologie, Hôpital Avicenne, Bobigny, France) | Rigal Marthe (Service de Pharmacie, Hôpital Avicenne, Bobigny, France)

Présenté par: Bourquard Marie-anne




Introduction :

L’immunothérapie a considérablement modifié la prise en charge des carcinomes bronchiques non à petites cellules (CBNPC) de stade avancé. Le durvalumab, anticorps humain IgG-1 anti-PD-L1 (programmed death ligand-1), a obtenu une autorisation de mise sur le marché dans le traitement des CBNPC de stade III non résécables, après radio-chimiothérapie (RT-CT), pour les tumeurs exprimant le PD-L1>1% des cellules tumorales. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’efficacité et la tolérance du durvalumab en pratique clinique dans la cohorte de notre centre hospitalo-universitaire.

Matériels et Méthodes :

L’étude a été menée sur les patients atteints d’un CBNPC de stade III traités par durvalumab post RT-CT entre le 01/03/2018 et le 31/12/2018. Les données relatives aux patients, à la pathologie et au suivi du traitement sont extraites du logiciel de prescription CHIMIO® et des dossiers médicaux, puis traitées via Excel® et Stata®. L’objectif principal est le taux de réponse (ORR). Les objectifs secondaires sont la Survie Sans Progression (PFS), le taux de progression à 6 mois et la tolérance.

Résultats :

Quinze patients ont été inclus : 67% d’hommes (sex-ratio 2:1), d’âge médian de 59 ans [43-83], de PS<2, d’IMC médian = 24 kg/m², 93% avaient un antécédent de tabagisme. La répartition histologique était la suivante : 60% d’adénocarcinomes, 33% de carcinomes épidermoïdes et 17% à grandes cellules. Pour 40% des cas la tumeur exprimait PD-L1 (dont 27% avec une surexpression PD-L1>50%), 7% n’exprimaient pas et pour 53% des cas le statut PD-L1 était inconnu. Le nombre moyen de cures administrées était de 11 [4-22], pendant 6 mois [2-12]. Une réponse complète ou partielle a été observée chez 9 patients (ORR = 60%), 2 patients étaient stables (13%), et 4 étaient progresseurs (27%). A la date d’analyse, la PFS médiane n’était pas atteinte et 82% des patients n’avaient pas progressé à 6 mois. Un arrêt de traitement pour progression est survenu chez 40% des patients, avec 2 décès. Une toxicité pulmonaire de grade III-IV est apparue pour 3 patients (20%), et a conduit à un arrêt de traitement pour 2 d’entre eux. Un gain de survie est observé chez les patients avec un IMC élevé, sans être toutefois significatif. En revanche, les autres critères (sexe, histologie) ne montrent pas de différence de bénéfice.

Discussion/Conclusion ;

Ces résultats, cohérents avec le profil du médicament, sont encourageants et proches de l’étude pivot PACIFIC en terme d’efficacité et de tolérance. La PFS médiane n’étant pas atteinte, une actualisation des résultats à 6 et 12 mois sera nécessaire. En pratique clinique, le traitement de consolidation par durvalumab dans le CBNPC stade III présente une bonne efficacité et un profil de tolérance satisfaisant.



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